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[Critique] Love, Death + Robots

Par Ab Sapiens (Martin Aubineau) | Correction par Emeline94000 (Emeline Guimard) | Mise en page par Jojo Tout Cour (Jonathan Guetta)

© Blur Studio / Netflix
© Blur Studio / Netflix

Un yaourt susceptible, des soldats lycanthropes, des robots déchaînés, des monstres-poubelles, des chasseurs de primes cyborgs, des araignées extraterrestres et des démons de l'enfer assoiffés de sang : tout ce beau monde est réuni dans 18 courts d'animation déconseillés aux âmes sensibles.


Alors … Alors par où commencer ? Comme tous les dimanches j’étais dans mon canapé en caleçon à la recherche d’un truc à regarder. J’avais envie de rire et de regarder une série avec des épisodes courts. J’étais parti vers UMBRELLA ACADEMY mais bon 54 minutes le premier épisode... Comment dire ? Je n’ai pas voulu me lancer là dedans. Après vingt minutes de recherche je suis tombé sur LOVE, DEATH + ROBOTS, et putain... cette série est incroyable. 

 

J’ai regardé le premier épisode et je n’étais juste pas prêt. J’ai ri comme je n’avais pas ri devant une série depuis longtemps et l’humour m’a parlé. Je pensais que ça se résumait à ça. De l’humour et des gags sordides mais il n’en est rien. Cette série est un véritable hommage à la réflexion et à la remise en question de toute nos convictions tant les personnages sont hauts en couleurs, complètement déconnectés de la réalité et à quel point ils sont attachants de part leur personnalité déjantée et parfois absurde qui nous amène forcément à nous identifier à au moins l’un d’eux. . Mais je divague (vague). Reprenons depuis le début.

 

LOVE, DEATH + ROBOTS, c’est tout d’abord une série de 18 épisodes d’une durée comprise entre 4 et 18 minutes. Écrite et mise en scène par Tim MILLER que l’on connaît pour DEADPOOL et David FINCHER déjà connu entre autre pour THE SOCIAL NETWORK ou encore HOUSE OF CARDS. Chacun des épisodes possède son propre univers et son propre style graphique l’animation permettant tout un panel d’univers et de création... Parce que c’est ça  LOVE, DEATH + ROBOTS c’est une véritable machine à rêves et un immense hommage à tous les rêveurs qui regardent le ciel avec des étoiles dans les yeux, c’est une série qui ne donne aucune réponse mais qui porte tellement de questions que je serais incapable de répondre à toutes. Cette série n’a aucun sens mais on y croit. Elle met en lien des thèmes forts avec toujours comme points communs entre chaque épisode : L’amour, la mort et des robots ou du rêve. Cette série m’a fait voyager d’un univers à l’autre et je me souviens des 18 épisodes tant ils m’ont marqués. Ils sont tous différents et bien écrits offrant tous des thématiques et des intrigues prenantes. J’ai voyagé pendant deux heures de visionnage et je n’ai pas réussi à décrocher. J’avais l’impression de me prendre des claques visuelles à chaque fois qu’un nouvel épisode débutait et je n’avais qu’une envie... C’était d’être aux côtés des personnages. 

Alors pourquoi est-ce que cette série m’a autant marqué ? Premièrement parce que je suis un éternel insatisfait et j’ai envie de toujours tout voir et tout savoir et cette série m’a recalé. Cette série c’est 16 épisodes qui t’offrent tellement de possibilités que ça te travaillera encore des jours durant. Certains épisodes sont bourrés de réalisme avec un style graphique et visuel fort qui se confondent avec des prises de vues réelles alors que d’autres sont totalement déconnectés du réel et nous portent totalement ailleurs de notre vision des choses. On se promène d’épisode en épisode comme dans un musée remplit de tableau et la seule question qui nous vient en tête à chaque fois c’est “mais quel cinglé a imaginé cette histoire ?”. Et bien à cette question je répondrais : N’importe qui le peut avec un peu d’imagination et de rêves. La mise en scène et les dialogues sont accrocheurs, on s’attache aux personnages et on se sent impliqué dans presque tous les épisodes. C’est une sorte de fantasme visuel ou absolument toute nos idées et nos rêves peuvent trouvés racines. Par exemple : Tu rêves d’un monde dominé par des yaourts ? Y’a un épisode pour toi ! Tu rêves de voir des russes combattre des démons ? Y’a un épisode pour toi ! Tu t’ennuies dans la vie et tu veux voir des trucs improbables ? Y’a des dizaines d’épisodes pour toi ! Et je pourrais continuer des heures à écrire cette liste de truc improbable à laquelle vous serez confrontés si vous sautez le pas pour voir  LOVE, DEATH + ROBOTS sur Netflix !


⚠️ Maintenant fuyez pauvres fous car ça va méchamment spoiler. Je vous aurais prévenus. ⚠️


LOVE, DEATH + ROBOTS tient sa promesse de nous faire rêver en nous montrant de l’amour, des morts et de la fiction. Le premier épisode nous fait rencontrer trois robots totalement improbables : une Xbox 1000, un robot touriste et un robot baby phone.. et l’humour fonctionne tant il est réaliste, il est très probable qu’un jour des robots nous voient tels que les personnages nous voient dans cet épisode. Ils évoluent dans une ville en ruines qu’ils visitent comme des touristes et tentent de comprendre pleins de choses : Comment faisions nous pour manger un hamburger ? Comment sommes nous tous morts ? Pourquoi les chats ont-ils survécus ? Tant de question auxquels ils n’ont pas et vous n’aurez pas de réponses. 

 

Le deuxième épisode est l’un de ceux qui m’ont le plus marqué... Et je ne vous le spoilerais pas parce qu’il faut le voir pour le comprendre. On suit l’histoire de trois jeunes qui font en gros des combats de monstres et c’est prenant, sensuel et claquant. Absolument tous les épisodes sont différents.

 

Je ne peux pas évoquer cette série sans parler de l’épisode de Thom. Comment le décrire ? Thom est un camionneur de l’espace et se retrouve suite à un soucis technique prisonnier d’une réalité parallèle. Sauf que la “créature” qui gère cette réalité l’aime et c’est malsain parce qu’on en arrive à cette question “Vaut-il mieux vivre heureux dans l’ignorance du réel ou vivre triste dans la réalité ?”. Et non je n’ai aucune réponse à vous fournir parce que mon cerveau bugue encore à cette question. 

Je suis tombé amoureux de cette série et je pourrais revoir tous les épisodes chaque jour tant je me suis senti impliqué par les personnages. On découvre tellement d’histoires et de possibilités qu’on ne parvient pas à se détacher de ce rêve et de ces milliers de possibilités. 

 

Dans un épisode le monde est dominé par des yaourts, dans un autre on voit des fermiers de l’espace combattre des aliens avec des droïdes de combat, encore dans un autre on voit une équipe de mercenaires affronter Dracula et on finit sur une civilisation qui vit dans un frigo ! 

 

Vous pensez que j’ai fumé ? Et bien non c’est vraiment tout ce que cette série vous offre : des milliards de possibilités et de questions tels que : Pourquoi des fermiers affronte-t-ils des aliens ? Pourquoi Thom s’est-il perdu ? Comment fais Zemo pour avoir conscience de son passé ?

 

Pour le moment toutes ces questions ne vous disent rien mais une fois que vous aurez regarder la série... Elles apparaîtront dans votre tête par dizaines. 


Alors je n’aurais qu’une chose à dire pour conclure : regardez LOVE, DEATH + ROBOTS sur Netflix. Cette série mérite d’être vue et d’être écoutée. Le travail qui a été fourni derrière est colossal. J’avais vraiment l’impression de me promener de peinture en peinture et j’avais toujours envie d’en voir plus. Cette série est un hommage aux rêveurs et à tous ceux qui se lassent de leurs quotidiens. Cette série touche le cœur des rêveurs. 


NOTE DE LA RÉDACTION : 4,5/5


TITRE LOVE, DEATH + ROBOTS

GENRE Fantastique et Science-fiction

TECHNIQUE : Animation

NOMBRE D'ÉPISODES 1 saison / 18 épisodes

NATIONALITÉ USA

DATE DE SORTIE FR : 15 mars 2019

PRODUIT PAR Joshua DONEN, David FINCHER, Jennifer MILLER et Tim MILLER

STATUT Production en cours

PRODUCTION chaque épisode est produit par un studio différent.

DIFFUSEUR Netflix

© Blur Studio / Netflix


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