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[Annecy Festival 2020] Recap' n°3 (du 21 au 26 juin)

Et c'est parti pour un troisième récapitulatif. Même si cela aurait dû être notre quatrième, mais malheureusement mardi (où cet article aurait dû sortir) ce présent site est devenu instable et rapidement inaccessible, rendant impossible la rédaction d'article, ni même l'accès admin... du coup, ici double dosse de retours du Festival d'Annecy #AnnecyOnline 2020 des membres de l'association Studio JM Production !

 

Pour ce nouveau récapitulatif, Strangie et Leiline vont vous donner leurs coups de cœur (donc ici, un coup de cœur commun) issus des visionnages du 21 au 26 juin, des différentes sélections du festival~

 

Aujourd'hui : On se lance dans un groupe de rock 🎸, on voyage dans un conte hispanique 🐳, on découvre la légende de Hei 🐱, et on découvre un poème de 800 ans 🖋


On-Gaku : notre rock ! de Kenji Iwaisawa / Bientôt en France avec Eurozoom

On-Gaku : notre rock !

Chronique de Strangie

Cet extrait se situe au début du film et nous montre le contexte dans lequel le personnage principal est amené à proposer à sa bande d’amis de monter un groupe. Ce qui attire mon attention est que l’histoire commence par une chose que tout lycéen connaît bien en été : L’ENNUI. Ici, le personnage principal est un délinquant qui semble s’ennuyer ferme, même lorsqu’il s’agit d’aller se battre avec une bande rivale. J’irais même jusqu’à dire que cet ennui n’est pas celui qui signifie “j’ai rien à faire” mais plutôt “ma routine ne m’apporte plus rien”, quelque chose que nous vivons tous.  D’ailleurs, le style visuel minimaliste du film accentue ce quotidien monotone. C’est donc après un événement “hasardeux” qu’il décide de proposer, sur un coup de tête, de monter un groupe avec ses amis, tout aussi “losers” que lui. J’ai personnellement beaucoup d’affection pour les personnages un peu “losers” qui fournissent des efforts pour atteindre leurs objectifs tant bien que mal. Avec, en plus, une bande-son rock et entraînante, cet extrait annonce un joli hommage à cette jeunesse un peu perdue mais qui continue de se chercher. J’ai hâte de voir le film entier en salles.

 

Mention spéciale à Eurozoom de prendre le risque de sortir ce film en France.



Len et le Chant des baleines / Manuel VICTORIA, Joan Manuel MILLÁN TORRES

Len et le chant des baleines

Chronique de Leiline

Étant “hispanophile” (amatrice de la culture et de la civilisation hispanique alors que j’en suis étrangère), le titre de ce WIP m’a immédiatement attiré. Autant vous dire que l’équipe de ce long-métrage encore en développement a su trouver les mots justes pour attiser ma curiosité vu qu’il y repose sur trois enjeux : 

• s’inspirer de peuples autochtones de l’Amérique (et particulièrement de la civilisation précolombienne)

• éveiller chez les plus jeunes une véritable prise de conscience environnementale, notamment vis-à-vis de l’eau, une ressource précieuse (“l’or bleu”) 

• faire évoluer le terme de “héros” traditionnel vers celui de “global hero”, soit un genre de héros qui devrait faire face à l’histoire de sa communauté en prenant en compte les erreurs qu’elle a pu commettre dans le but même de la sauver voire de la réinventer, comme nous devons le faire nous-mêmes au vu du contexte climatique actuel 

De là, on comprend mieux pourquoi Juan Londoño (producteur général du film) qualifie Len y el canto de las ballenas  comme un “film pour le monde entier”.

En fait, on y suit l’histoire de Len, une fille de neuf ans qui fait partie d’une tribu dont toutes les activités s'exercent en mer, à proximité des baleines, alors qu’elle a peur de l’eau. Un jour, cependant, un étranger appartenant à une autre tribu l'avertit de l'imminence d'un tsunami et lui confie la lourde mission de convaincre les siens de quitter leurs foyers et de croire leurs ennemis s'ils veulent survivre.

Pour tout vous dire, le WIP de Len y el canto de las ballenas m’a quelque peu laissée sur ma faim vu qu’on a eu le droit qu’à quelques prévisualisations de ce long-métrage en devenir. Mais je peux vous confier dès maintenant que le peu que j’ai vu m’a saisi dans le sens où les techniques utilisées pour son animation, à la lisière du 2D et du 3D, font que les personnages se fondent à merveille dans l’environnement qui les entoure, ce qui rend le tout harmonieux. 



La Légende de Hei de Ping Zhang / Long-métrage chinois de 1h41

La Légende de Hei

Chronique de Leiline

À la vue du titre et de la miniature de La Légende de Hei , j’ai pensé à plusieurs choses. Que le film était de nationalité chinoise, relevait du genre épique et devait se rapprocher de la série de mangas Chi : une vie de chat de Konami Kanata. Les onze minutes de la bande-annonce ont comblé mes deux premières attentes, mais pour ce qui est de la troisième… rien à voir étant donné que le personnage de Hei n’est pas seulement celui d’un chat, mais d’un démon félin. Un cousin éloigné de Konata peut-être ? Haha. 

Toujours est-il que j’ai littéralement été captivée par l’esquisse du personnage de Hei, ce jeune démon félin donc, qui se voit obligé de quitter sa forêt enchantée à cause du processus d’urbanisation orchestré par les hommes. Oui, encore eux ! 

À vrai dire, je ne m’imaginais pas à quel point ces onze minutes passeraient aussi vite. En ce sens, je peux dire que ça été une bonne surprise. Les dessins ne sont pas excentriques, mais très bien exécutés. Et puis, il y a ce côté kawaii... Cela explique certainement pourquoi, en l’espace de onze minutes, j’ai pu m’attacher à ce petit Hei qui bientôt, verra sa vie et celle de toute son espèce (les démons je veux dire) menacée par un chasseur... Affaire à suivre. 



La Légende de Hei de Ping Zhang / Long-métrage chinois de 1h41

La Légende de Hei

Chronique de Strangie

On dirait un petit chat ordinaire mais détrompez-vous, ce n’est qu’une forme, parmi d’autres, d’un esprit de la nature, appelé Hei.  L’extrait nous montre comment ce dernier est amené à perdre son foyer à cause de l’expansion urbaine humaine. Il se met ensuite à parcourir le monde à la recherche d’une nouvelle maison. Sur sa route, l’adorable Hei croisera d’autres esprits, ce qui l’amènera à vivre des aventures trépidantes. 

Ce film fait partie des nombreux titres mettant en avant l’importance de préserver la nature et de vivre en communion avec elle plutôt que de la détruire. La mise en scène est soignée et réfléchie, avec l’utilisation régulière de narration visuelle, ce qui permet d’insister sur les émotions des personnages. Par exemple, j’ai vraiment eu le coeur brisé en voyant la destruction du foyer que Hei a connu toute sa vie. D’autre part, les personnages s’annoncent tous intéressants. Les dernières minutes de l’extrait m’ont laissée sur ma faim car elles annoncent un propos un peu plus complexe qu’une simple opposition entre humains cupides et créatures surnaturelles pacifiques. J’espère avoir l’occasion de voir ce film en entier.



Le Poème de Lamya de Alex Kronemer / Actuellement en WIP

Le poème de Lamya

Chronique de Leiline

Encore un WIP, oui, mais complété à 70% ! Le long-métrage devrait être achevé d’ici octobre 2020. Produit par Unity Productions Foundation en association avec PIP animation, les quelques extraits et prévisualisations du Poème de Lamya m’ont fascinés. C’est bien la première fois que je vois ce genre de techniques de dessins, alors je n’ai pas vraiment d’autre terme que celui d’“atypique” à poser dessus. Au-delà des techniques utilisées, il y a un très beau message de paix, d’amour et d’harmonie que souhaite faire passer Alex Kronemer (scénariste et réalisateur) ainsi que son équipe via ce long-métrage.

Il y est question de deux histoires entrelacées : celle de Lamya, fille de douze ans qui fuit la Syrie avec un recueil de poèmes de l’auteur Rumi, et d’autre part l’histoire du jeune Rumi. Lamya et Rumi ont pour point commun d’être d’avoir un statut de réfugié, mais pas seulement, car tous deux peuvent communiquer l’un avec l’autre au sein d’un monde onirique qui transcende l’espace et le temps. En fait, Lamya doit aider Rumi à écrire un poème, celui qui lui sauvera la vie huit cent ans plus tard. Mais que ce soit du côté de Lamya comme du côté de Rumi, les deux héros doivent faire face à des menaces constantes, que ce soit dans le monde réel de leur temps, tout comme dans leur monde rêvé.

J’apprécie d’ores et déjà Le Poème de Lamya vu qu’il s’inscrit dans l’actualité, où malheureusement la guerre de Syrie fait encore rage mais est de plus en plus tue, et ne parlons pas de la situation des réfugiés syriens ! Il me tarde donc voir ce que l’opinion publique en pensera une fois que ça aura été porté à l’écran. 



Et voilà ! C'était notre troisième petit recap' du Festival d'Annecy.

Rendez-vous LUNDI 29 JUIN pour le recap' numéro 4 avec les membres et la rédaction de Studio JM Production ! Bon festival~ 👋

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